Torpille Spinne (T X)



- La TX Torpedo a été conçu pour la défense côtière et était lancé soit à partir de " batteries mobiles (Wagenbatterie)", soit à partir de " batteries de jetée (Molenbatterie)".

" Batteries mobiles ".
- Il faut imaginer ici que la torpille était montée sur un châssis de lancement muni de grandes roues épaisses et se trouvait dans un abri anti-éclats sur la plage. (Cliché) Je connais des photos prises au Danemark sur lesquelles on voit des " garages " construits sur la plage. Il ne s'agit toutefois pas de garages, mais d'abris pour les torpilles (Cliché). L'autre photo, " Vardeneset-Rampe ", montre un site en Norvège. Ici, une rampe en forme de " Ar " a été dynamitée dans la zone de la plage pour permettre à la torpille d'atteindre l'eau (Cliché).
- En cas d'alerte, ce chariot était conduit sur ses roues à travers la plage jusqu'à l'eau, puis la torpille était lancée.

" Batteries de jetée "
- L'autre possibilité consistait à installer les torpilles de manière fixe dans ce qu'on appelait des " batteries de jetée ". Dans ce cas, on érigeait généralement, le long des jetées, une structure en bois dans laquelle les torpilles étaient orientées vers l'ennemi.
- Les torpilles des " batteries mobiles " et des " batteries de jetée " étaient lancées soit depuis un bunker de commandement, soit depuis un poste de repérage situé à proximité des batteries.

- La tête militaire était généralement composée de 300 kg d'hexanite (explosif allemand). La torpille elle-même avait une portée comprise entre 3 000 et 5 000 m. En règle générale, il n'était toutefois pas possible de suivre visuellement la torpille à plus de 1 200 m à 1 500 m. La bobine transportait donc un fil de cuivre fin pouvant atteindre 5 000 m de long. La vitesse atteinte était de 30 nœuds. Comme la torpille était guidée directement vers la cible, on utilisait ici des pistolets de mise à feu de type Az Pi 1.

- Les essais de cette torpille à partir de sous-marins de poche ont de nouveau été suspendus, car le tireur (le commandant) n'avait pas le temps, en situation de combat, de suivre ou d'observer la trajectoire de la torpille.

- Le système de guidage de la T X était révolutionnaire pour l'époque. Les impulsions de commande étaient transmises à la torpille depuis un bunker de commandement (Cliché) ou un poste d'observation situé à terre, via un fin fil de cuivre qui se déroulait de la torpille pendant sa course. Le système utilisait une méthode de guidage à trois axes :

1) Contrôle de la profondeur (Tiefensteuerung) :
- Le tireur pouvait ordonner à la torpille de remonter à la surface ou de plonger à une profondeur prédéfinie. Une manœuvre particulière consistait à diriger la torpille vers la surface pour permettre un suivi visuel, avant qu'elle ne replonge pour l'attaque.

2) Commande (Steuerung) :
- Les changements de direction étaient effectués par des impulsions électriques codées. Une seule séquence d'impulsions pouvait déclencher un virage de 4 degrés vers la gauche ou vers la droite. Des impulsions continues ou répétées permettaient des manœuvres plus brusques, y compris un virage complet de 180 degrés, afin de ramener la torpille à son point de départ si elle manquait sa cible.

3) Observation visuelle (Visuelle Beobachtung) :
- Le système ne disposant pas de guidage acoustique, le pilotage dépendait entièrement de la capacité du tireur à voir la torpille.
- Des expériences ont été menées avec des lampes orientées vers l'arrière, notamment à infrarouge et à ultraviolet, afin de faciliter le suivi de nuit ou par mauvaise visibilité, bien que la portée effective fût souvent limitée à environ 1 200 ou 1 500 mètres depuis de faibles altitudes d'observation.


Déploiement de torpilles filoguidées Spinne
Déploiement de torpilles filoguidées Spinne


Glossaire
Étude effectuée par Hardy Micheel (Norvège)

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